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11 Jun
playlist
DELICIEUSE PLAYLIST n°299 par Gautier

Feel the heat.

Bruxas - Más Profundo
Ferias '77 - Relaxa (JKriv Rework)
Theo Special - Ooyahh
Frangie - Don't Text Me
Tell - Camel Ride
Maribou State - Feel Good (feat. Khruangbin) (Edit)
Otha - One Of the Girls
05 Jun
playlist
DELICIEUSE PLAYLIST n°298 par Gautier

Some old groovy joints from Turkey to Jamaica !
Let's dance :)

Artwork taken from a Samiro Yunoki artpiece.

Candi Staton - When You Wake Up Tomorrow
Baris Manco - Aman Yavas Aheste
Marumo - Khomo Tsaka Deile Kae
Donna Summer - Bad Girls
Puzzle People - French Fried Boogie
Ryuichi Sakamoto - Theme for Kakutougi
Cola Boyy - Have You Seen Her
Larry Heard - Dreaming Of Better Days
G.U. & Cei-Bei - House Music Will Never Die (G.U.'s Cei-Bei Foot Mix)
01 Jun
pop
Breakbot sublime une série de remixes du morceau "Sylvia Says" de Charlotte Gainsbourg. par victorien

Inutile de présenter Charlotte Gainsbourg, qui depuis bon nombre d’années multiplie les projets et s’est imposée au fil du temps comme une figure incontournable de la scène française actuelle . L’artiste prend désormais ses aises parmi les têtes d’affiche de nos plus prestigieux festivals, à commencer par celui du We Love Green.

Après une réception élogieuse de son dernier album "Rest" , de la part des critiques accompagné d’un succès populaire, Charlotte dévoile aujourd’hui un EP dédié intégralement à l’univers électronique. On connaissait bien son goût prononcé pour cette scène, elle qui avait collaboré avec SebastiAn , personnalité importante de la sphère électronique française, pour réaliser son dernier album. Dès lors, Alan Braxe et Soulwax s’étaient prêtés à l’exercice du remix des morceaux respectifs Les Oxalis et Deadly Valentine avec brio.

Charlotte Gainsbourg affirme donc son amour avec un EP de six remixes de «Sylvia Says» . Morceau dont Pitchfork nous prédisait son potentiel en raison de ses éléments "funky et charmant". "Sylvia Says", hommage à Sylvia Plath et son œuvre "Mad Girl’s Love Song" s’est rapidement muté en un terrain de jeu fertile pour ces six artistes aux origines et horizons différents.

A-Track, Tensnake, Breakbot, Jerge, Mind Enterprises et Radio Slave , pointent alors le bout de leur nez dans l’architecture construite par SebastiAn et la retravaillent à leur manière. Ils délivrent chacun des pièces complémentaires et fidèles à leur style entre électro, italo retro 80’s, summer pop et électronique progressive.

Breakbot, quant à lui, produit un remix ultra efficace . Délaissant l’aspect froid et électronique de certains passages au profit de sonorités moelleuses et ravageuses. Dès les premières notes, la patte de Thibaut Berland se fait sentir, la fine ligne de basse et le rythme confortable apportent alors incontestablement une touche plus chaude et sensuelle au morceau. Une manière de percer la grisaille installée avec ce premier rayon soleil, prémisse des beaux jours.



Petite mention spéciale à l’interprétation particulièrement réussie de Mind Enterprises, qui, fidèle à son style, réinvente complètement le morceau en une production pop délicieusement rétro . Un regard tourné sur l’Italie des années 80 et ce style inimitable à la limite du kitsch, porté par ses synthétiseurs et leurs rythmes soutenus. En résulte une production dansante à souhait. Chapeau.

L'EP est disponible iciet Charlotte Gainsbourg se produira au We Love Green ce dimanche 3 juin.

27 May
deep
Un premier album d'allure princière pour Darlyn Vlys. par mathias

Après un court EP Mellizos sorti fin du mois dernier et annonciateur d’un plus long format, le Montpelliérain de souche et Valencien d’adoption Darlyn Vlys sort son premier album intitulé Prince in the Rain . Ayant émergé sur les bancs de son école de cinéma, le projet porté par le producteur français prend sa source dans ses différentes expérimentations musicales (plutôt rock à l’époque) et la foison d’inspirations électro qu’il a trouvé à Montpellier mais également dans des artistes et compositeurs du genre dont il se nourrit des influences.

Sorti sur le label valencien Sincopat , l’oeuvre de 12 titres Prince in the Rain se veut déjà plus émotionnelle et cinématographique que ce qu’on a pu entendre de Darlyn Vlys qui aime habituellement mettre en exergue l’aspect four to the floor de ses compositions, leur garantissant un potentiel certain pour la piste de dance. Partant d’un aspect visuel très humanisé, la jaquette de l’album étant une photo du fils de l’artiste, et par conséquent au plus proche du ressenti de Darlyn Vlys , Prince in the Rain est une capsule spatiale nous transportant à toute vitesse dans les méandres émotionnels du producteur et, nous percutant également en faisant écho à notre propre ressenti, s’impose rapidement comme la bande de son de nos propres expériences. 


Sur le LP, on retrouve des morceaux que l’on avait déjà eu l’occasion d’entendre au préalable tels que le mélange hybride de party music et de musique cinématique Mellizos ou encore Paradoxal , la collaboration épique avec l’artiste belge RARI dont la marque de fabrique confère au morceau son caractère joliment effréné et grandiloquent. Pour ce qui est des 10 titres restants, on ne manquera pas de noter la multitude d’autres artistes avec lesquels Darlyn Vlys a joint ses forces pour proposer une expérience syncrétique ( Northern Line sur Learned to hide et Sun in hell , AFFKT sur Mustang , Kid Bucle sur Tears in Rain , Haptic sur Surface et, donc, RARI sur Paradoxal ). Ce qu’il faudra surtout retenir de cet opus, c’est le magnifique revirement vers une électro emphatique qui fait sublimement référence à la synth-pop, la new wave et le post-punk des années 80 tout surfant sur la vague ambient. Le tout se résumant toujours à la poésie qui transparait au fil de Prince in the Rain .

Darlyn Vlys - Learned to hide (feat. Northern Lite)