01
Nov

Monte Rosa

by Fritz Kalkbrenner

Exaltation à l’idée de vous présenter aujourd’hui le tout nouvel album de Fritz Kalkbrenner sorti le 19 octobre dernier chez Suol Records.

Le cadet de la fratrie Kalkbrenner nous revient plus en forme que jamais accompagné de son inégalable House, toujours aussi lancinante et maladivement addictive. En effet, on ne tarde pas à se faire emporter au plus profond de l’univers de Fritz sur ce nouvel opus intitulé à juste titre « Sick Travellin’ ». Oscillant entre deep, pop et funk, cet LP est un alliage justement dosé des diverses influences du cadet Kalkbrenner.

Pas de surprises donc pour cet album qui reste dans un genre très similaire aux précédentes productions de Fritz mais en grand supporter de l’univers musical de ce dernier, on en demandait pas plus pour la dernière sortie de l’allemand. 

On vous propose aujourd’hui de résumer l’esprit de cette oeuvre de 14 pistes en vous sélectionnant quelques tracks qui, à notre avis, résument le mieux le génie du producteur. 

On commence avec “Monte Rosa” et “Chequer Heart Day”, deux délicieuses complaintes comme on les aime : deep et savoureusement détendues. Du pur Frifritz !

On enchaine avec le titre “Willing” : terriblement entrainant et chargé en bonne humeur, ce morceau met en œuvre une instrumentale funky des plus enivrante à laquelle s’ajoute à merveille la voix du crooner berlinois.

Le titre “Get a Life” sorti il y a un mois comme preview de l’album.

Dans le meme panier, “Make Me Say” (très proche du style de son frère Paul) et “By Any Means”, à écouter d’urgence.

Incontestablement l’album du mois ! Vous avez de quoi passer une bonne soirée à présent…

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It’s a pleasure today to be presenting Fritz Kalkbrenner’s spanking new album released October 19th on Suol Records.

The youngest Kalkbrenner sibling returns one again and better than ever bringing his finest House, constantly throbbing and painfully addictive. We’re here to accompany you, taking on the depths of Fritz’s universe in his new opus entitled « Sick Travellin’ ». True to its name, this album oscillates between deep, pop, and funk. This LP is a combination of various influences with that additional dosage from junior Kalkbrenner.

No surprises, this album remains very similar to previous productions of Fritz but being a real fan we’re obliged to put forth a review of the beloved German. 

Today we sum up our favorites from his latest release. We’ve selected some tracks, in which our opinion, best summarize the producer’s talent.  We begin with “Monte Rosa” and “Chequer Heart Day”, two delicious tracks as we always like: deep and pleasantly euphoric. Some pure Frifritz !  

We’re captivated by his title “Willing” : terribly catchy and filled with good humor, this piece implements intoxicating funky instrumentals, perfectly coupled by the voice of a Berlin-based crooner.  

The track “Get a Life” came out a month ago as a preview of the album.  Also on the LP, “Make Me Say” (resembling closer to the style of his brother Paul) and “By Any Means” are instant hits.  

Without a doubt, album of the month ! We’ve left you with enough now to make for a good evening…

21
Aug

Erlend Øye

Aujourd’hui, direction Bergen en Norvège. Véritable niche à artistes talentueux, on doit surtout sa renommée musicale grâce à un homme : Erlend Øye. Si ce nom ne vous parle pas tant que ça, ce cher monsieur se cache derrière des projets comme Kings of Convenience ou encore The Whitest Boy Alive. Zoom…

Après une légère divagation en Angleterre au milieu des années 90, Erlend Øye retourne finalement dans sa ville natale et forme le groupe Kings of Convenience en 1998. L’année 2001 est marquée par la sortie du premier album du duo intitulé “Quiet Is the New Loud ” : deux voix, deux guitares, aboutissant à une pop intimiste doucement nostalgique (le morceau “Toxic Girl” est à recommander). 6 mois plus tard sort déjà un album de remixes (“Versus”) avec notamment ceux entrepris par son compatriote Erot et l’anglais Four Tet.

Erlend s’échappe par la suite avec les norvégiens (encore) de Röyksopp le temps de quelques titres qui firent le tour des clubs de la planète (album “Melody A.M.” sorti en 2001)

Un premier pas dans la musique électronique qui a dû le décider à tenter l’expérience de son premier opus sous son propre nom. Conçu à travers dix villes et autant de producteurs, “Unrest” est un album où l’on retrouve la simplicité de la voix et des textes du scandinave, souligné par les apports de quelques artistes renommés en la matière comme par exemple Morgan Geist de Metro Area.

En parallèle, il se produit sur scène en tant que DJ, chantant sur les compositions, en témoigne sa compilation complètement réussi “DJ-Kicks” sorti en 2005.

Comme si Erlend Øye était nourri d’une inspiration infinie, celui-ci se lance un an après dans un tout autre projet basé à Berlin : The Whitest Boy Alive. Opérant comme un véritable groupe de scène, le quatuor sort “Dreams” (2006), plus revigorant et plus dansant que Kings of Convenience. Des pépites comme “Burning” situe immédiatement l’auditeur en terrain conquis… Sans oublier trois ans plus tard leur “encore plus fameux” album intitulé “Rules”, plus électro mais tout aussi exaltant.

Insatiable, notre grand roux norvégien se délecte d’un dernier passage dans sa dorénavant si petite ville de Bergen afin de retrouver son pote Bøe, partenaire des KOC afin de pondre son dernier album en date prénommé “Declaration of Dependance” (2009). Et encore une fois, Erlend est à son apogée.

Vous l’aurez compris, même si Erlend Øye n’est pas encore maire de sa ville voire président de son pays, il est à nos yeux l’une de nos merveilleuses révélations de cette dernière décennie. 

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Today, we cover Bergen, Norway. A mecca of talented artists, and most particularly home to the extremely well known musician : Erlend Øye.

If the name doesn’t ring a bell, he’s the mastermind behind projects like Kings of Convenience and The Whitest Boy Alive. Zoom….

After a minor digression during the mid-90’s in England, Øye returned to his hometown and formed the band, Kings of Convenience in 1998. The year 2001 marked the release of the duo’s first album entitled “Quiet is the New Loud” : two voices, two guitars, resulting in gentle and intimate nostalgic pop (their song “Toxic Girl” is reccomended).

6 months later came out an album of remixes (“Versus”) with those undertaken by his compatriot Erot and Four Tet.

Erlend left and thereafter teamed up with fellow Norwegians, Röyksopp. The collaborated tracks made the rounds at nearly every night club in the world. (the album “melody A.M.” came out in 2001) 

Taking his first steps in electronic music, Øye decided to gain the experience of releasing a solo album. Each track of the album was recorded in a different city (10 in total) with the assistance of numerous producers. “Unrest” is an album which exposes the simplicity of vocals and Scandinavian texts, highlighted by the contributions of several renowned artists in the field such as Morgan Geist of Metro Area.

In correlation, he performed on stage as a DJ singing his own compositions, which led to the successful compilation “DJ-Kicks” released in 2005.

As if Erlend Øye wasn’t enough of an inspiration, a year after he began another project based in Berlin: The Whitest Boy Alive. Operating as a real group in the scene, the quartet released “Dreams” (2006), more invigorating and more playful than Kings of Convenience. The golden track “Burning” immediately located and conquered its listeners..

Not to mention three years later came their “most famous” album, “Rules”, heavy with electro but equally exhilarating.

Insatiable, the glorified Norwegian went back to his roots in the small town of Bergen to find his friend Boe, partner of the KOC and issue his last album to date, “Declaration of Dependance” (2009). Once again, Erlend continues to peak.

You’ll understand, even if Erlend Øye is not yet Mayor of his city, or President of his country, in our view- he is one of our most prized revelations of the last decade.

15
May

Soapbox

by CYNE

Présentation du collectif CYNE, ou Cultivating Your New Experience, originaires de Floride aux états-unis. Pour nous, avides auditeurs de hip hop, ce groupe fut une véritable révélation (et pas seulement, cf. le morceau de Nujabes plus bas !).

Ces quatre compères nous livrent des instrus fines, mélancoliques et percutantes. S’en suivent des textes fortement inspirées par la black culture américaine (Luther King, etc.), la philosphie des lumières (vous en avez vu beaucoup des titres hip-hop intitulés Rousseau ?) et le protestantisme (cf. le morceau Arrow of God). Que rêver de mieux que des réflexions sur l’éternité sur des beats cadencés ?

Pour nous CYNE est digne des plus grands groupes de hip-hop comme Pharcyde ou A Tribe Called Quest, avec des thèmes abordés comme l’introspection, la tolérance et la connaissance de soi. Réflexions d’un art de rue sur les sociétés modernes… ça nous rappelle le blues et la jazz nés dans les plantations états-uniennes au XIXè siècle. Dignes héritiers d’un grand héritage que sont pour nous ces quatres bonhommes, on se devait de vous le faire partager.

Et une petite citation du titre 400 years… « The mere possession of knowledge is not enough, it’s the ability to use knowledge that matters. »

Pour vous procurer leurs cd’s, c’est . Ou .

Délicieusement vôtre !

29
Apr

Lazy Sun

by An-2

THEOMATIC Records #1

Aujourd’hui, Dimanche, la Délicieuse vous emmène dans les contrées rafraichissantes de la grande Russie. Coup de projecteur sur un label qui sonne comme une (notre) véritable révélation de ces dernières années.

Theomatic Records fait parti de ces labels privilégiant « la qualité plutôt que la quantité », d’où un nombre très réduit d’artistes au sein de la maison.

Crée en 2004 par Andrei Zakharov également connu sous le nom de An-2, ce label s’adresse à tous les amoureux de l’électronique mélodique, sans extravagance et toujours en lien avec la période disco/Funk des années 80.

Basé à St.Petersbourg, également appelée la capitale du Nord, ce label fait figure des plus cotés d’Europe de l’Est mais n’est cependant parvenu à envouter un plus large public, seuls quelques artistes ou DJ pointus ont eu recours à ces artistes made in Russia pour les présenter dans leurs mixtapes (notamment Snoop Dogg le mois dernier !).

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An-2

Nous commençons notre série d’article sur Theomatic avec le patron de la « boîte ».

Andrei Zakharov aka. An-2 fait parti de ceux pour qui la musique passe avant l’alcool ou le tabac pourtant fréquemment usités par ses concitoyens pour résister aux températures glaciales de son pays…

Né en province, dans une ville envahie d’usines désaffectées, An-2 a tout d’abord voulu créer ce label dans le but de laisser place à la magie et à la gaieté pour faire face à l’adversité de son environnement bien lugubre. Véritable fanatique de la période 80’s et de ses boules à facettes, l’artiste combine à merveille dans chacune de ses oeuvres une bass funky, un synthé éthéré et des arpèges rêveurs qui mettront d’accord les foules plus exigeantes. Jugez par vous même…

http://soundcloud.com/an-2

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27
Apr

Boys Boys

by Sebo & Madmotormiquel

Sorti le 9 Avril dernier, on découvre aujourd’hui le maxi Boys don’t eat produit par le  duo allemand Sebo & Madmotormiquel. Dévoilé sur la prestigieuse sélection Katermukke, ce 9ème opus du label Berlinois intitulé KATER009 colle parfaitement à l’identité de la maison de disque qui nous sert une nouvelle fois sa recette fétiche, à savoir: un lourd beat Tech House bien salé surplombé d’une enivrante instrumentale parfaitement dosée. On atteste une fois de plus de l’efficacité de ce cocktail avec le titre Boys Boys et on en profite pour vous introduire un succinct récapitulatif  des pépites que la maison Katerholzig nous dessert depuis maintenant 8 mois… Ce soir c’est ambiance Bar25. Enjoy!

Kater001:

Kater003:

Kater006:

Kater008:

Kater009:

Le petit dernier en lice sorti il y a 8 jours:

17
Apr

93 'til Infinity

by Souls Of Mischief

Aujourd’hui nous vous présentons un petit hip-hop sorti du tréfonds des années 1990.

En 1993, le groupe Souls of Mischiefs, composé d’A-Plus, Opio, Phesto et de Tajai, sort l’album 93 Til’ Infinity dont est extrait le titre présenté ici. Ces jeunes gens, originaires d’Oakland en Californie, gravitent alors autour du collectif etiqueté « underground » Hieroglyphics (dont on vous reparlera dès que possible). Bien entendu, les membres du groupe diligenteront divers projets à droite à gauche mais l’album de 1993 fait figure de proue de toute une époque dorée.

On trouve ici l’alliance parfaite pour faire un bon hip-hop : un sample élégant, un côté groovy, des flows variés et percutants et des paroles sensées.

Pour ce qui est du sample, ce dernier a été repiqué sur le titre Heather de Billy Cobham (batteur de jazz ayant notamment joué aux côtés de Miles Davis avant de faire partie du Mahavishnu Orchestra aux côtés du guitariste John McLaughlin, rien que ça…).

Enfin le titre des Souls sera remixé dans une version des plus aériennes par un certain Hannes Fischer qui ne vous est certainement pas inconnu. Si oui, on vous a récolté une petite présentation (merci Hannes !).

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INTERVIEW HANNES FISCHER

Could you briefly introduce yourself (age, studies, … )?

My name is Hannes Fischer, i am now 30 years old. i do electronic music, mostly techno and house tracks and especially in the last month a lot of remixes of tracks i like. when i’m not producing i earn my living as a pro-consultant, public relations is something that i like very much. i can talk about crap for hours. i will go to university in spring 2012 for studying business communications. i love to make music and i wish i could make a living out of that, but i know how things are today and i don’t want to loose the fun in music because of making myself too much pressure.

When did you begin music, why ? Do you practice a musical instrument ?

because my stepfather is a musician through and through, i came in contact with blues and fingerstyle guitar music already as a little child. I think even today you can hear in some of my productions that this was the first thing i was obsessed with. I started to go to professional guitar lessons with 8 years. When i got older and started to listen to other music i heard on the radio and tv i got really interested in making own beats. in the beginning i did a lot of hip hop and jungle stuff, but i never showed my stuff to other people because i was very shy and not really selfconfident about my stuff. when i moved to munich in 2003 i got in touch with techno and house music and started to produce some tracks in this genre. when i met producer “daniela la luz” in munich she gave me a lot of good feedback, so i began to show my stuff to others via myspace. that was when everything began.

What/Who are your inspirations ? What kind of music do you like / dislike ?

telling you every artist that inspired me in my life would probably end in a very long list, but to name a few i have to mention “Boards of Canada”, “Asian Dub Foundation”, “Kraftwerk”, “Joy Division + New Order” All artists from different genres, but thats how it is… there’s too much good stuff out there, to listen only to one genre. I’m still in love with 90’s rap and hip hop, soul, house and techno, drum&bass and jungle indie, new wave and so on…. Today i get inspired less by other artists but mostly by things like the nature, space, and life for itself… i mean, even sitting inside my room on a rainy day can be very inspiring. :)

What are your plans for the future (in music I mean) ?

plans for my future? most important plan is to go out there and play a lot more in clubs, i always used to play only my own stuff but i’m having serious fun with other people’s stuff, too. so yeah, more djing in future is what i want to do. then: total world-domination of course.

On remercie une nouvelle fois Hannes Fischer d’avoir répondu à nos questions et on en profite pour vous présenter quelques uns de ses délicieux remixs avec téléchargement offert bien sur:

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On se délecte !

11
Apr

Aujourd’hui on vous introduit un EP qui nous est cher, il s’agit de Neve’s For None, une authentique perle dévoilée en juin 2010  par le duo New Yorkais Worst Friends chez Future ClassicDerrière l’ironie de ce nominatif se cachent John Paul Jones et Ryan Cavanagh, deux acolytes que nous n’appréhendons pas pour la première fois. En effet, nous vous faisions part il y a quelques temps de notre engouement pour Slow Hands (Ryan Cavanagh) avec son fabuleux titre Rough Patch”, celui ci s’illustre d’ailleurs en solo sur ce single avec un très joli remix du titre “Del Boca Vista” .

On retrouve également sur ce maxi,  le nouvel abonné de la scène berlinoise: Eddie C, qui nous envoutait il y a peu avec son titre My Woman” .

Pour en revenir à Worst Friends, les deux producteurs natifs de New York sont aujourd’hui exilés sur la West Coast, une migration qui se fait largement ressentir dans leur musique teintée de rayons de soleil californiens et caractérisée par des envolées “disco joyeuses” comme on aime à les écouter un cocktail rivé dans le creux de la main. Laissez vous tenter par leurs délicieuses compositions slow motion qui vous rendront le sourire… 

info@delicieuse-musique.com

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